Maradi, 22 décembre (Nigerscoop) – Une mission conjointe de la Banque mondiale et de l’État du Niger a séjourné à Maradi du 18 au 21 décembre 2025 dans le cadre d’une visite de terrain consacrée à la rencontre des bénéficiaires finaux du Programme de Gestion du Secteur Public pour la Résilience et la Prestation de Services (PGRP). Mis en œuvre sous la coordination du Ministère des Finances et de l’Économie, le PGRP est financé à hauteur de 191,5 millions de dollars US pour une durée de six ans. Il vise à renforcer la gestion des dépenses publiques et des ressources humaines afin d’améliorer l’accès aux manuels scolaires, médicaments essentiels, enseignants et agents de santé, notamment dans les zones mal desservies. Des résultats visibles dans le secteur de l’éducation. À l’école primaire Mijin Hawa (commune III de Maradi), qui accueille 756 élèves dont 400 filles, les responsables ont salué la réception des fournitures scolaires ainsi que les avancées dans la gestion de carrière des enseignants.

Les bénéficiaires témoignent d’avancements automatiques, de régularisation salariale et d’affectations transparentes, effectuées sans intervention extérieure. Même satisfaction dans les écoles Maradaoua 1 et 2, où plusieurs enseignantes affectées récemment disent avoir bénéficié d’une procédure simple et transparente, à l’image de Madame Ibrahim Nana FATOUMA après 14 ans de service à l’inspection sarkin yanma, qui salut d’ailleurs la manière dont la procédure a été respectée sans difficulté.

À la Direction régionale de l’éducation (DREN/HL), le directeur régional, Harouna Amadou, a souligné la régularité des commissions d’affectation et l’amélioration continue de la dotation en fournitures scolaires : 390 tonnes en 2023-2024, 530 tonnes en 2024-2025, 541 tonnes prévues en 2025-2026. Pour les manuels scolaires 1837 manuels de CI et CP ont été réceptionnés et repartis dans les établissements scolaires.
Une amélioration notable dans le secteur de la santé, où la mission s’est rendue notamment au CSI de Gawaro, dans la commune rurale de Tchadoua. Selon Maman Abdoulaye, chef du centre, aucune rupture de médicaments et vaccins n’a été enregistrée depuis 2023 grâce à un système d’approvisionnement régulier avec des commandes effectuées tous les deux mois.

La fréquentation des femmes enceintes est en hausse, avec environ 40 consultations CPN4 par mois et 626 accouchements assistés sur l’année, résultats des actions de sensibilisation menées par les relais communautaires. Venue se faire consulter, Madame Salamatou Hassane agée de 27 ans, mère de deux enfants, bénéficiaire de la CNP4 témoigne qu’elle a toujours le courage de venir au CSI parce qu’il y a des médicaments plus qu’avant.

À Maradi ville, au CSI place chef de canton, les responsables confirment également la disponibilité continue des produits pharmaceutiques, même si le manque d’ambulance demeure une préoccupation majeure.

Des indicateurs en nette progression dans le district sanitaire de Maradi, qui couvre plus de 435 000 habitants, le taux de rupture de médicaments est passé de 0,79 % à 0,29 %. Hormis le BCG, en rupture au niveau national, les autres vaccins et médicaments essentiels sont disponibles. Une satisfaction partagée à l’issue de la mission par le responsable suivi-évaluation du PGRP, Mr Zodi Abouzeidi, qui a exprimé toute sa joie quant à la cohérence entre les résultats de l’évaluation à mi-parcours et le constat sur le terrain. Il a indiqué que la phase finale du programme mettra l’accent sur le renforcement des écoles, des CSI et des ressources humaines.

Cette mission, il faut le rappeler s’inscrit dans le cadre privilégié d’échanges avec les acteurs et bénéficiaires locaux en vue d’apprécier les changements concrets observés lors de l’évaluation à mi-parcours et documenter les résultats du programme. Elle était composée de l’équipe de coordination du PGRP, des représentants des ministères de la santé et de l’hygiène publique, de l’éducation nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues ainsi que des journalistes du réseau de journalistes pour le développement mis en place par la banque mondiale.
Ainsi donc le PGRP continue d’appuyer le gouvernement nigérien dans l’amélioration de la qualité des services publics de santé et d’éducation au bénéfice des populations en particulier dans les zones les plus vulnérables et déjà en matière de santé la cible est atteinte. Dans les deux prochaines années à venir les cibles seront sans doute dépasser dans beaucoup de domaines visés par le programme.
Hamza sakou GADO/Nigerscoop/02/01/2026