Suspendu de ses fonctions par arrêté ministériel en date du 28 décembre 2024, la situation se complique davantage pour le chef de canton de Sokorbé, une localité située dans la région de Dosso. Initialement placé en garde à vue à la Police judiciaire de Niamey après son interpellation, son dossier a ensuite été transmis à la Cour d’État.

Cette décision fait suite à des déclarations diffusées sur les réseaux sociaux, jugées stigmatisantes et attentatoires à l’unité nationale, tenues dans le cadre de la 46ᵉ édition du Sabre National, organisée à Tahoua en 2025, à l’issue du combat ayant opposé Kadri Abdou, dit Sissaka Issaka, de Dosso, à Noura Hassane de Tahoua.

À travers cette décision concernant le cousin du ministre d’État, ministre de l’Intérieur, le général de division Mohamed Toumba, les autorités de la Refondation entendent adresser un message sans équivoque :
aucun statut, fût-il traditionnel, ne place quiconque au-dessus de la loi ;
les discours communautaristes ou de division, notamment sur les réseaux sociaux, ne seront pas tolérés.
Pour rappel, les chefs traditionnels, en leur qualité d’auxiliaires de l’administration, sont soumis à une obligation stricte de réserve et de neutralité.
Le dossier suit désormais son cours devant les juridictions compétentes.